Au cours des dernières années, les organisations ont perfectionné leurs processus de recrutement : entrevues structurées, vérifications d’antécédents, validation des références et analyse des compétences.
Ces outils sont essentiels mais ont une limite importante : ils permettent de vérifier le « savoir-faire » en scrutant le passé, beaucoup moins d’anticiper certains comportements futurs avec le « savoir-être».
Or, dans un contexte marqué par une pression accrue, des environnements de travail plus complexes et des équipes plus fragilisées depuis la pandémie, plusieurs employeurs constatent que les risques organisationnels ne proviennent pas uniquement des compétences techniques. Ils proviennent aussi du comportement en situation réelle.
Quand les vérifications traditionnelles atteignent leurs limites
Les CV, les entrevues et les références permettent d’évaluer :
- les compétences ;
- l’expérience professionnelle ;
- les réalisations passées.
Ils offrent toutefois une visibilité limitée sur certains facteurs pouvant influencer le comportement en milieu de travail, notamment :
- la gestion du stress et de la pression ;
- la capacité d’intégration et d’adaptation ;
- la stabilité comportementale ;
- la réaction aux conflits ou aux changements.
Ces éléments deviennent pourtant déterminants dans plusieurs environnements professionnels.
L’émergence du profil de risque comportemental
Pour répondre à cette réalité, certaines organisations commencent à intégrer une approche complémentaire dans leurs processus de vérification préemploi : l’évaluation de la menace comportementale.
L’objectif n’est pas de poser un diagnostic psychologique ni d’évaluer la personnalité d’un candidat, mais plutôt d’identifier certains facteurs de vulnérabilités comportementales pouvant influencer la manière dont une personne réagira dans un contexte professionnel donné.
Cette approche vise à mieux comprendre l’interaction possible entre :
- les exigences du poste ;
- le contexte organisationnel ;
- certains facteurs humains pouvant influencer le comportement.
Une approche intégrée aux vérifications préemploi
Dans ce contexte, le Groupe CCG intègre a ses vérifications préemploi traditionnelles le profil de risque comportemental, unique en Amérique du Nord, inspiré de ses évaluations de sécurité proposées à sa clientèle devant se conformer aux exigences les plus rigoureuses en matière de filtrage de sécurité au Canada.
Cette analyse vise à documenter certains indicateurs liés notamment :
- à la gestion de la pression ;
- à la capacité d’intégration et d’adaptation ;
- à la fiabilité comportementale ;
- à certains facteurs de risque pouvant affecter le climat de travail ou la sécurité organisationnelle.
Il ne s’agit pas d’un diagnostic clinique, mais d’un outil d’aide à la décision, conçu pour soutenir les gestionnaires et les responsables RH dans l’évaluation globale d’un candidat.
Une logique de prévention
L’objectif de cette approche est simple : mieux comprendre certains risques avant l’embauche, plutôt que de devoir les gérer une fois la personne intégrée à l’organisation.
L’intégration d’un profil comportemental dans une vérification préemploi peut notamment permettre :
- de mieux anticiper certaines situations problématiques ;
- de soutenir les gestionnaires dans leurs décisions ;
- de réduire les risques humains et organisationnels ;
- de privilégier la prévention plutôt que la gestion de crise.
Cette démarche est essentielles pour tous les employeurs, mais devient particulièrement pertinente dans les environnements :
- à forte pression opérationnelle ;
- impliquant des responsabilités sensibles ;
- exposés à des enjeux de sécurité ou de conformité.
Une démarche responsable
Toute analyse de facteurs comportementaux doit être réalisée avec prudence et rigueur.
Les approches utilisées par le Groupe CCG reposent notamment sur :
- le respect de la vie privée ;
- la confidentialité des informations ;
- la neutralité et l’objectivité ;
- l’absence de diagnostic psychologique ;
- une approche proportionnée aux besoins de l’organisation.
L’objectif n’est pas de tout prédire mais d’améliorer la qualité de l’information disponible au moment de la décision d’embauche.
Vers une gestion plus complète du risque humain
Les organisations consacrent beaucoup d’efforts à analyser les risques financiers, juridiques et opérationnels. Le risque humain, lui, demeure encore souvent évalué de manière intuitive et pourtant, dans plusieurs situations, ce risque est le plus insidieux et peut être l’un des plus coûteux pour une organisation.
L’intégration d’une analyse comportementale dans les vérifications préemploi constitue une étape vers une approche plus structurée de la gestion du risque humain en entreprise.
Auto-évaluation RH – Risques humains et comportementaux (3 à 5 minutes)
Depuis la pandémie, plusieurs organisations observent une hausse des tensions, de l’impatience et de comportements difficiles à gérer. Cette auto-évaluation aide à mieux comprendre votre niveau d’exposition, sans diagnostic, sans jugement, et sans cibler un individu.
Nous vous invitons à compléter notre questionnaire d’auto-évaluation de l’exposition de votre entreprise au phénomène de la menace comportementale.
