Nouvelle menace pour les employeurs en 2026
La nouvelle menace pour les employeurs en 2026 représente un risque stratégique majeur pour les directions RH et les entreprises exposées à des enjeux de conformité et de sécurité.
Les changements de comportements depuis la pandémie : une nouvelle menace organisationnelle pour les employeurs
La pandémie de COVID-19 a laissé des traces bien au-delà des enjeux sanitaires. Depuis 2020, en effet, de nombreux employeurs observent, sans réellement comprendre, une dégradation progressive des comportements, tant dans la société que dans les milieux de travail : hausse des incivilités, impatience accrue, stress chronique, conflits interpersonnels et comportements inappropriés.
Or, ces transformations comportementales et la perte des habitudes sociales représentent aujourd’hui un risque organisationnel sous-estimé, avec des impacts directs sur la performance, la cohésion d’équipe et la sécurité psychologique au travail.
Un changement de comportements désormais documenté
Les observations terrain des gestionnaires et professionnels RH sont appuyées par des données solides. En effet, selon l’Organisation mondiale de la santé, la pandémie a entraîné une augmentation significative des troubles anxieux et dépressifs, affectant la capacité de régulation émotionnelle et la tolérance au stress . De plus, l’American Psychological Association rapporte également une hausse du stress chronique, de l’irritabilité et des réactions impulsives chez les adultes en emploi. Au Canada, par ailleurs, Statistique Canada confirme une détérioration du bien-être psychologique au sein de la population active, particulièrement chez les travailleurs en âge de pleine activité depuis la pandémie de COVID-19.
Ainsi, ces facteurs, combinés à la perte d’aptitudes sociales, contribuent à ce que nous décrivons comme une « fatigue sociétale post-pandémique ».
Augmentation des incivilités et comportements indésirables au travail
En milieu organisationnel, cette transformation se manifeste notamment par :
- une hausse des incivilités (ton sec, manque de respect, agressivité verbale) ;
- une baisse de la tolérance face aux contraintes et à l’autorité ;
- des réactions émotionnelles plus vives dans des situations banales ;
- une multiplication des conflits interpersonnels ;
- des comportements de retrait, de désengagement ou d’opposition passive.
Pris isolément, ces comportements peuvent sembler anodins. Accumulés, ils deviennent structurels et nuisent durablement au climat de travail.
Pourquoi les organisations sont particulièrement exposées
Le milieu de travail concentre aujourd’hui plusieurs facteurs de risque. En effet, les organisations doivent composer avec :
- d’une part, une pression de performance accrue ;
- d’autre part, une pénurie de main-d’œuvre ;
- également, une surcharge de travail et des changements organisationnels fréquents ;
- par ailleurs, une hybridation et un télétravail ayant fragilisé les repères relationnels ;
- enfin, un affaiblissement des mécanismes informels de régulation sociale.
Ainsi, les entreprises deviennent progressivement des zones de friction et de frustrations, où les vulnérabilités individuelles s’expriment plus facilement.
Du malaise individuel au risque organisationnel
Ces changements comportementaux ont des conséquences concrètes pour les employeurs. Concrètement, ils se traduisent par :
- d’abord, une augmentation de l’absentéisme et du roulement de personnel ;
- ensuite, une dégradation de la collaboration et de la cohésion d’équipe ;
- par ailleurs, une multiplication des plaintes, des enquêtes internes et des litiges ;
- également, des risques accrus en matière de santé et de sécurité physique et psychologique ;
- enfin, une exposition accrue aux menaces internes (erreurs, négligence, comportements à risque).
Ainsi, il ne s’agit plus uniquement d’un enjeu de bien-être, mais bien d’un enjeu de gouvernance et de gestion des risques.
Les limites des pratiques RH traditionnelles
Les outils RH classiques sont souvent inefficaces pour détecter ces nouveaux risques. En effet,
- d’une part, les CV ne révèlent pas la gestion du stress ni la capacité à gérer les conflits ;
- d’autre part, les entrevues favorisent la désirabilité sociale ;
- par ailleurs, les références sont fréquemment superficielles ou biaisées ;
- enfin, les vérifications préemploi traditionnelles se concentrent sur des faits passés, et non sur les dynamiques comportementales.
Ainsi, des vulnérabilités bien réelles demeurent invisibles au moment de l’embauche et se manifestent ensuite au sein de l’organisation.
Vers une approche préventive : l’évaluation comportementale structurée
Dans les secteurs sensibles nécessitant de se conformer aux programmes canadiens de Sécurité industrielle et marchandises contrôlées, le Groupe CCG intègre, depuis 2006, une approche préventive fondée sur l’évaluation de la menace.
À cet égard, cette démarche s’inspire d’organismes comme le FBI, la Gendarmerie royale du Canada et le Department of Homeland Security, qui utilisent des modèles d’évaluation de la menace pour identifier des indicateurs de vulnérabilité et détecter des facteurs de risque contextuels afin d’intervenir avant qu’une situation ne dégénère. Ainsi, notre objectif n’est pas de juger, mais bien de prévenir.
L’approche du Groupe CCG : anticiper plutôt que subir
Dans ce contexte, le Groupe CCG a développé la matrice d’Évaluation de la menace comportementale, laquelle offre des solutions adaptées aux réalités des employeurs canadiens. Concrètement, cette approche repose sur :
- d’abord, l’intégration de l’évaluation comportementale aux vérifications préemploi ;
- ensuite, des questionnaires structurés et compréhensibles ;
- également, une analyse des signaux faibles, sans diagnostic clinique ;
- par ailleurs, l’utilisation d’une matrices de risque unique pour faciliter la prise de décision ;
- enfin, une conformité rigoureuse aux cadres légaux, éthiques et organisationnels.
Ainsi, notre approche permet aux employeurs de mieux décider, de mieux encadrer et, surtout, de réduire les risques humains avant qu’ils n’affectent votre organisation.
Une nouvelle responsabilité pour les employeurs
La pandémie a profondément transformé les comportements individuels et collectifs. Dès lors, ignorer ces changements revient à gérer les risques actuels avec des outils désormais dépassés.
Aujourd’hui, en conséquence, la prévention comportementale devient un levier stratégique pour mieux comprendre la « face cachée » d’une personne, protéger vos équipes, maintenir un climat de travail sain, réduire les coûts humains et organisationnels et soutenir une performance durable.
Ainsi, le défi n’est plus de savoir si ces risques existent, mais bien comment les anticiper efficacement.
Pour en apprendre plus
Vous souhaitez mieux comprendre les risques comportementaux liés à vos processus de recrutement ou à certains postes sensibles? Le Groupe CCG peut vous accompagner dans une approche préventive, structurée et adaptée à votre réalité organisationnelle.
